BP 10126
76303 SOTTEVILLE lès ROUEN Cedex
ass_alma76@yahoo.fr
http://perso.orange.fr/sgn/alma76.htm
31/07/08
Monsieur le Président du Conseil Général
quai Jean Moulin
76001 ROUEN Cedex 1
Monsieur le Président,
Dans un précédent et récent courrier, je vous informais de la situation de l'association ALMA 76, et de l'émergence de ce phénomène de société jusque là méconnu parce que tenu au secret et un peu négligé que constituent les maltraitances envers les personnes âgées.
Le nouveau dispositif mis en place à partir de Février 2008 avec un n° national, le 3977, a en effet généré pour l'association AFBAH responsable en Ile de France de la plate forme téléphonique, et pour les centres d'écoute ALMA dans les départements une explosion assez inattendue des signalements, puisque aujourd'hui encore, pendant la période estivale, ils sont enregistrés en grand nombre.
ALMA 76, avec ses dévoués bénévoles qui font des heures supplémentaires, doit faire face à un triplement de son activité à moyens constants.
Ce bilan mérite quelques explications complémentaires.
Pour suivre les recommandations de la circulaire ministérielle du 22 Mars, le Conseil d'administration et l'assemblée générale d'ALMA 76, réunis le 21 Mai 2008, ont modifié les statuts de l'association pour «prendre en compte les maltraitances envers les personnes handicapées et en situation de handicap». Les associations orientées vers le handicap ont manifesté leur souhait de rejoindre notre conseil d'administration, et des contacts utiles et cordiaux ont été tissés avec la MDPH. Les signalements issus de ces milieux commencent à arriver, et requièrent que des bénévoles compétents en la matière nous rejoignent.
D'autre part, des accords ont été passés entre la DGAS et ALMA France pour qu'ALMA 76 compense l'absence de centres d'écoute dans les départements de l'Oise et de la Somme, ce qui nous vaut un nombre non négligeable de signalements en provenance de ces départements. A noter qu'il en est de même pour ALMA Calvados par rapport aux départements de l'Orne et de la Manche.
Des contacts utiles ont d'ores et déjà été pris, et très concrètement, après une visite à la DDASS de Beauvais en Juin, une délégation de l'Oise va venir à Rouen début Septembre pour étudier le fonctionnement d'ALMA 76 et s'en inspirer. De même, des contacts ont été pris avec la Somme, et un RV est prévu à Amiens en Octobre prochain.
Enfin, pour terminer sur le chapitre du développement, l'occasion sera donnée, lors du congrès inter régional de Gérontologie de Rouen * les 19, 20, 21 Novembre 2008, aux centres existants (ALMA Nord, ALMA Aisne, ALMA 27, ALMA Calvados et ALMA 76, avec le patronage d'ALMA France) de communiquer sur leurs bilans et leur logistique auprès des 500 professionnels des régions Nord Pas de Calais, Picardie et Normandie qui participeront à ce congrès.
C'est également l'occasion pour moi de vous inviter à cet important événement régional dont le thème général ne saurait être négligé par quiconque: «Gérontologie demain: aspects éthiques, démographiques, techniques, médicaux et soignants» *
Depuis la création d'ALMA 76 en 2003, le rôle d'une coordination est apparu indispensable. Le Conseil Général de Seine Maritime a bien voulu en 2005 répondre favorablement à notre demande d'emploi tremplin pour remplir ce poste. Annia FERET, jusque là coordinatrice d'ALMA 76, a bénéficié de ce dispositif, et de l'avis de tous, a exercé la fonction avec beaucoup de compétence et de générosité. A la fin de son contrat, on lui doit le bon fonctionnement d'ALMA 76, tant dans les relations au sein du groupe que dans la mise en place d'un réseau de communication entre les principaux partenaires institutionnels. En témoignent, entre autres, les premières rencontres entre la DDASS, le CG 76, et la MDPH pour mettre au point des stratégies complémentaires.
Aujourd'hui, le profil d'Annia, repéré par la direction d'ALMA France, lui vaut une promotion au rang de coordinatrice nationale, avec mission, en accord avec la circulaire ministérielle, de suivre et développer le réseau dans la région Nord de la France. De ce fait, ALMA 76 se voit privée d'un élément essentiel de son fonctionnement.
Le bureau d'ALMA 76 et le CA ont validé une demande de subvention d'un nouvel emploi tremplin, visant à pourvoir le poste vacant. En dépit des encouragements dont nous avons pu bénéficier auparavant, cette demande vient de nous être refusée, lors de la réunion du comité d'agrément réuni le 1 er Juillet à l'Hôtel de Région.
Il y a peu à dire pour expliquer combien cette décision nous handicape, à un moment où les exigences et les contraintes sont de plus en plus lourdes, et où il nous faut justement trouver les moyens d'une adaptation pour une meilleure efficacité du dispositif.
Nul doute en effet que l'effet explosif du 3977 va probablement voir s'inverser la courbe. Toutefois, rien n'est moins sur si on en juge par l'activité estivale et nous devons être toujours présents (ce que nous n'avons pu faire, hélas, pendant une courte période en Juillet). Chacun peut constater aujourd'hui que des non réponses ou des réponses dilatoires entrainent chez les appelants des frustrations parfois exprimées avec beaucoup de véhémence. Dans l'immédiat, il convient de faire face et mettre au point les actions et les relais nécessaires pour une meilleure gestion et une meilleure compréhension des appels.
D'autres demandes nous sont faites :
les institutions et les écoles nous demandent des formations auxquelles nous répondons avec une maquette pédagogique élaborée et affinée par l'équipe de bénévoles
des étudiants de diverses disciplines nous demandent des stages.
Ces demandes, dont l'intérêt ne peut être discuté, répondent aux objectifs statutaires fixés. Leur gestion et leur encadrement nécessitent que la coordination soit rigoureuse.
La DGAS, AFBAH et ALMA France se sont engagés dans un dispositif conventionnel pour engranger les résultats dans un système informatisé validé. Or, à ce jour, et en raison de l'afflux des demandes, seule la page d'accueil pour la première écoute est remplie. Les nombreuses pages amenant à la clôture du dossier, permettant une exploitation pertinente, comptable et qualitative des situations exposées, n'ont pas pu, faute de temps, être remplies. Sur ce point, les exigences de la DGAS, relayant les exigences ministérielles, sont féroces, et le prochain semestre sera consacré pour une bonne part à l'enregistrement informatisé des données des 150 dossiers ouverts à ce jour. Un bilan d'étape est même prévu pour le 15 Septembre pour alimenter une communication ministérielle annoncée, soucieuse d'afficher des résultats.
Le rapport avec les départements voisins nécessite également une réflexion approfondie. De nombreux professionnels, et les institutionnels que nous avons pu contacter, souhaitent en effet la création d'un centre ALMA dans leur département. Mais l'expérience, notamment celle qui concerne le département de l'Orne, montre que, 4 ans après des efforts renouvelés d'ALMA France, ALMA Sarthe, ALMA Calvados et nous-mêmes, le centre n'est toujours pas créé !
L'analyse des freinages indique qu'un centre d'écoute n'est peut-être pas indispensable dans tous les départements, dès lors que les institutions sont en place pour répondre à des missions déjà bien cadrées. C'est malheureusement négliger que les appelants trouvent auprès de nous des recours et des disponibilités qu'ils estiment, à tort ou à raison, ne pas pouvoir trouver ailleurs. Par l'effet connu qui voit la demande augmenter à mesure que l'offre augmente, le nombre des signalement est différent selon que le département offre une ou trois permanences dans la semaine. De son côté, la qualité de nos réponses conditionne le crédit dont veulent bien maintenant nous honorer le public et les professionnels.
Certes, les territoires ne sont pas équivalents: que dire en effet de la comparaison entre les 293 000 habitants de l'Orne, les 566 000 habitants de l'Eure et les 1 246 000 habitants de Seine Maritime (au 1 er Janvier 2006).
Des recherches sur un concept de régionalisation et de mutualisation des moyens devraient pouvoir être menées. Elles pourraient aboutir à l'idée qu'une coordination à l'échelon régional pourrait voir le jour. A notre niveau régional, elle pourrait englober les activités de l'Eure, et pour la Seine Maritime, les activités des centres de Rouen et du Havre, selon des modalités à analyser, et si l'expérience s'avérait positive, servir de modèle à des régions voisines
D'autres recherches pourraient s'orienter vers la création d'un observatoire départemental des violences, tant elles apparaissent aujourd'hui fondées sur bases comportementales et environnementales stéréotypées, mais exercées sur des publics différents (enfants, conjoints battus, personnes âgées, personnes handicapées).
Dans toute ces circonstances, un poste de coordination s'impose au sein de l'association: son absence pourrait se révéler très préjudiciable au moment où le phénomène émergent n'a pas encore montré ses limites, et où le vieillissement de la population permet des projections préoccupantes.
En accord avec le bureau de l'association, je me permets donc de solliciter de votre haute bienveillance le ré examen de notre situation au regard de la décision négative qui vient d'être prise pour qu'une solution rapide et adaptée soit trouvée.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de ma respectueuse considération.
Dans un précédent et récent courrier, je vous informais de la situation de l'association ALMA 76, et de l'émergence de ce phénomène de société jusque là méconnu parce que tenu au secret et un peu négligé que constituent les maltraitances envers les personnes âgées.
Le nouveau dispositif mis en place à partir de Février 2008 avec un n° national, le 3977, a en effet généré pour l'association AFBAH responsable en Ile de France de la plate forme téléphonique, et pour les centres d'écoute ALMA dans les départements une explosion assez inattendue des signalements, puisque aujourd'hui encore, pendant la période estivale, ils sont enregistrés en grand nombre.
ALMA 76, avec ses dévoués bénévoles qui font des heures supplémentaires, doit faire face à un triplement de son activité à moyens constants.
Ce bilan mérite quelques explications complémentaires.
Pour suivre les recommandations de la circulaire ministérielle du 22 Mars, le Conseil d'administration et l'assemblée générale d'ALMA 76, réunis le 21 Mai 2008, ont modifié les statuts de l'association pour «prendre en compte les maltraitances envers les personnes handicapées et en situation de handicap». Les associations orientées vers le handicap ont manifesté leur souhait de rejoindre notre conseil d'administration, et des contacts utiles et cordiaux ont été tissés avec la MDPH. Les signalements issus de ces milieux commencent à arriver, et requièrent que des bénévoles compétents en la matière nous rejoignent.
D'autre part, des accords ont été passés entre la DGAS et ALMA France pour qu'ALMA 76 compense l'absence de centres d'écoute dans les départements de l'Oise et de la Somme, ce qui nous vaut un nombre non négligeable de signalements en provenance de ces départements. A noter qu'il en est de même pour ALMA Calvados par rapport aux départements de l'Orne et de la Manche.
Des contacts utiles ont d'ores et déjà été pris, et très concrètement, après une visite à la DDASS de Beauvais en Juin, une délégation de l'Oise va venir à Rouen début Septembre pour étudier le fonctionnement d'ALMA 76 et s'en inspirer. De même, des contacts ont été pris avec la Somme, et un RV est prévu à Amiens en Octobre prochain.
Enfin, pour terminer sur le chapitre du développement, l'occasion sera donnée, lors du congrès inter régional de Gérontologie de Rouen * les 19, 20, 21 Novembre 2008, aux centres existants (ALMA Nord, ALMA Aisne, ALMA 27, ALMA Calvados et ALMA 76, avec le patronage d'ALMA France) de communiquer sur leurs bilans et leur logistique auprès des 500 professionnels des régions Nord Pas de Calais, Picardie et Normandie qui participeront à ce congrès.
C'est également l'occasion pour moi de vous inviter à cet important événement régional dont le thème général ne saurait être négligé par quiconque: «Gérontologie demain: aspects éthiques, démographiques, techniques, médicaux et soignants» *
Depuis la création d'ALMA 76 en 2003, le rôle d'une coordination est apparu indispensable. Le Conseil Général de Seine Maritime a bien voulu en 2005 répondre favorablement à notre demande d'emploi tremplin pour remplir ce poste. Annia FERET, jusque là coordinatrice d'ALMA 76, a bénéficié de ce dispositif, et de l'avis de tous, a exercé la fonction avec beaucoup de compétence et de générosité. A la fin de son contrat, on lui doit le bon fonctionnement d'ALMA 76, tant dans les relations au sein du groupe que dans la mise en place d'un réseau de communication entre les principaux partenaires institutionnels. En témoignent, entre autres, les premières rencontres entre la DDASS, le CG 76, et la MDPH pour mettre au point des stratégies complémentaires.
Aujourd'hui, le profil d'Annia, repéré par la direction d'ALMA France, lui vaut une promotion au rang de coordinatrice nationale, avec mission, en accord avec la circulaire ministérielle, de suivre et développer le réseau dans la région Nord de la France. De ce fait, ALMA 76 se voit privée d'un élément essentiel de son fonctionnement.
Le bureau d'ALMA 76 et le CA ont validé une demande de subvention d'un nouvel emploi tremplin, visant à pourvoir le poste vacant. En dépit des encouragements dont nous avons pu bénéficier auparavant, cette demande vient de nous être refusée, lors de la réunion du comité d'agrément réuni le 1 er Juillet à l'Hôtel de Région.
Il y a peu à dire pour expliquer combien cette décision nous handicape, à un moment où les exigences et les contraintes sont de plus en plus lourdes, et où il nous faut justement trouver les moyens d'une adaptation pour une meilleure efficacité du dispositif.
Nul doute en effet que l'effet explosif du 3977 va probablement voir s'inverser la courbe. Toutefois, rien n'est moins sur si on en juge par l'activité estivale et nous devons être toujours présents (ce que nous n'avons pu faire, hélas, pendant une courte période en Juillet). Chacun peut constater aujourd'hui que des non réponses ou des réponses dilatoires entrainent chez les appelants des frustrations parfois exprimées avec beaucoup de véhémence. Dans l'immédiat, il convient de faire face et mettre au point les actions et les relais nécessaires pour une meilleure gestion et une meilleure compréhension des appels.
D'autres demandes nous sont faites :
les institutions et les écoles nous demandent des formations auxquelles nous répondons avec une maquette pédagogique élaborée et affinée par l'équipe de bénévoles
des étudiants de diverses disciplines nous demandent des stages.
Ces demandes, dont l'intérêt ne peut être discuté, répondent aux objectifs statutaires fixés. Leur gestion et leur encadrement nécessitent que la coordination soit rigoureuse.
La DGAS, AFBAH et ALMA France se sont engagés dans un dispositif conventionnel pour engranger les résultats dans un système informatisé validé. Or, à ce jour, et en raison de l'afflux des demandes, seule la page d'accueil pour la première écoute est remplie. Les nombreuses pages amenant à la clôture du dossier, permettant une exploitation pertinente, comptable et qualitative des situations exposées, n'ont pas pu, faute de temps, être remplies. Sur ce point, les exigences de la DGAS, relayant les exigences ministérielles, sont féroces, et le prochain semestre sera consacré pour une bonne part à l'enregistrement informatisé des données des 150 dossiers ouverts à ce jour. Un bilan d'étape est même prévu pour le 15 Septembre pour alimenter une communication ministérielle annoncée, soucieuse d'afficher des résultats.
Le rapport avec les départements voisins nécessite également une réflexion approfondie. De nombreux professionnels, et les institutionnels que nous avons pu contacter, souhaitent en effet la création d'un centre ALMA dans leur département. Mais l'expérience, notamment celle qui concerne le département de l'Orne, montre que, 4 ans après des efforts renouvelés d'ALMA France, ALMA Sarthe, ALMA Calvados et nous-mêmes, le centre n'est toujours pas créé !
L'analyse des freinages indique qu'un centre d'écoute n'est peut-être pas indispensable dans tous les départements, dès lors que les institutions sont en place pour répondre à des missions déjà bien cadrées. C'est malheureusement négliger que les appelants trouvent auprès de nous des recours et des disponibilités qu'ils estiment, à tort ou à raison, ne pas pouvoir trouver ailleurs. Par l'effet connu qui voit la demande augmenter à mesure que l'offre augmente, le nombre des signalement est différent selon que le département offre une ou trois permanences dans la semaine. De son côté, la qualité de nos réponses conditionne le crédit dont veulent bien maintenant nous honorer le public et les professionnels.
Certes, les territoires ne sont pas équivalents: que dire en effet de la comparaison entre les 293 000 habitants de l'Orne, les 566 000 habitants de l'Eure et les 1 246 000 habitants de Seine Maritime (au 1 er Janvier 2006).
Des recherches sur un concept de régionalisation et de mutualisation des moyens devraient pouvoir être menées. Elles pourraient aboutir à l'idée qu'une coordination à l'échelon régional pourrait voir le jour. A notre niveau régional, elle pourrait englober les activités de l'Eure, et pour la Seine Maritime, les activités des centres de Rouen et du Havre, selon des modalités à analyser, et si l'expérience s'avérait positive, servir de modèle à des régions voisines
D'autres recherches pourraient s'orienter vers la création d'un observatoire départemental des violences, tant elles apparaissent aujourd'hui fondées sur bases comportementales et environnementales stéréotypées, mais exercées sur des publics différents (enfants, conjoints battus, personnes âgées, personnes handicapées).
Dans toute ces circonstances, un poste de coordination s'impose au sein de l'association: son absence pourrait se révéler très préjudiciable au moment où le phénomène émergent n'a pas encore montré ses limites, et où le vieillissement de la population permet des projections préoccupantes.
En accord avec le bureau de l'association, je me permets donc de solliciter de votre haute bienveillance le ré examen de notre situation au regard de la décision négative qui vient d'être prise pour qu'une solution rapide et adaptée soit trouvée.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de ma respectueuse considération.
Dr Pierre Delaunay
Président ALMA 76
Ecoute et prévention des maltraitances faites aux personnes âgées et/ou handicapées
Association loi de 1901 déclarée en Préfecture le 16 Janvier 2003 sous le n° 0763019101
Accueil “public” le mardi matin et après midi et le jeudi matin : 0 820 820 911
Accueil “pro” du lundi au vendredi : 02 35 63 27 34/06 21 44 05 35
n° SIRET : 452 481 658 00014 Code APE 8899B
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