ALMA et ARS : que fait ALMA ?
I ECOUTE,
ANALYSE, CONSEIL et SUIVI des APPELS pour MALTRAITANCE
1) Les appels pour maltraitances
Ecoute :
« Un appel pour maltraitance n’est pas une simple
réclamation d’usager » :
L’écoutant doit être
sélectionné, formé et avoir acquis une expérience préalable
La victime est en
souffrance, veut rester anonyme, a honte
Le témoin proche : il parle d’une affaire de
famille et a besoin de confidentialité
Le témoin professionnel : tenu au
secret ; tenu à parler ; risque de sanctions, de représailles – ne
parlera que si sur de la confidentialité
L’auteur :
pas forcément malveillant, souvent un proche de la victime : pourquoi
porter le débat sur la place publique ?
ALMA
= réponse au besoin d’autres
receveurs d’appels que les
services des plaintes et au besoin d’une méthodologie
En
janvier 2011 plus d’appels directs à ALMA que par le 39 77
v
ALMA
et ARS : Directement ou par le 3977, ALMA offre une
écoute compétente (formation et expérience) pour tous ceux qui autrement ne
parleraient jamais ni au CG, ni à l’ARS
2) Analyse et Conseil :
Informations
complémentaires à obtenir par les réseaux de proximité des référents.
Référents
= professionnels, voire
experts, pluridisciplinaires et
multi -professionnels, libres car bénévoles et anonymes : compétence
(affaires trop complexes pour une
personne seule quelles que soient ses compétences et motivations).
Analyse
et conseils décidés en collégialité (panel de compétences) et en neutralité.
Conseils
donnés à l’appelant : il reste acteur et citoyen
Mise
en œuvre fonction de l’aval de la
victime : elle reste autonome
Intervention
directe auprès des services compétents (ARS, CG, Procureur, etc) si nécessaire
v
ALMA
et ARS : présence de l’ARS aux Comités de Pilotage
ALMA
= réponse adaptée à tous les appels où s’exprime une souffrance de la victime
et des interrogations du témoin.
ALMA
= sas pour les appels parasites
ALMA
= recueil de plaintes inexprimées autrement
ALMA
= Nombreux cas résolus directement
par prise de conscience, information, rappel des bonnes pratiques, mise en
relation des intervenants entre eux, etc
ALMA
ne remplace aucun service, les soulage tous.
3) Suivi :
contact gardé par ALMA
jusqu’à cessation de la maltraitance : évite les « classements sans
suite » abusifs.
v ALMA et ARS :
ALMA peut informer de façon neutre
sur les effets des mesures prises
II. Prévention
des maltraitances
1) Formations internes.
Tous les membres
d’ALMA : écoutants et référents bénévoles, coordinateurs salariés, bénéficient
d’une formation préalable et d’une période de probation où ils assistent à
l’écoute, à l’analyse et au conseil sans y prendre part.
2) secteur médico –social :
actions de
« sensibilisations » des EHPAD et des SSAD : méthodologie et
formateurs ALMA labellisés. Efficacité en cours de démonstration.
3) Hôpital :
sensibilisations
prêtes. Travail immense à faire
dans les services non gériatriques (pièce jointe : le syndrome de
soins inappropriés)
4) Avenant DGCS 2011:
ALMA est missionné pour créer des sensibilisations
à la prévention des maltraitances
pour les établissements pour handicapés, les assistantes sociales, les
familles d’accueil, les tuteurs et curateurs, les aidants familiaux, les cadres
de services à domicile, les responsables PA-PH et Bientraitance des CG
5) Diffusion.
ALMA est dans le
programme Européen DAPHNE (avec le CDIFF) : tous nos programmes de
prévention et de Bonnes Pratiques
seront traduits et diffusés dans tous les pays de l’UE par ce programme
officiel de l’U E.
v ALMA et ARS :
Proposition de formation des
responsables maltraitances des ARS par des experts d’ALMA (consultants
nationaux) ?
Proposition d’ALMA de
diffusion de ses actions de prévention (formations –sensibilisations) vers les
différents publics régionaux : EHPAD, SSAD, Hôpitaux, Familles d’accueil,
Services Sociaux, Gérants de Tutelle, Etablissements pour handicapés,
responsables « PA-PH », aidants familiaux (en accord avec autres
associations)
+ en cours :
-
Bonnes pratiques de l’écoute, du conseil
et du suivi des appels pour maltraitance
-
Bonnes pratiques des actions de prévention des maltraitances
III. Développement du Réseau
1) Couverture
ALMA couvre 78
départements (Métropole et Outremer)
par 61 centres.
Deux départements sont
couverts par des associations alliées (même Ethique et même méthodologie).
Il reste à créer des
centres ALMA dans les départements
couverts par un centre ALMA d’un département voisin et dans les 20 départements
où cette possibilité d’appel est absente. Pour ces créations il est nécessaire
de constituer un réseau de bénévoles et de les former ; de trouver une
personnalité locale capable e prendre la présidence, et surtout d’obtenir
l’appui du CG et de l’ARS.
v ALMA et ARS :
chaque fois, l’appui de l’ARS et sa connaissance du terrain peut être un appui
déterminant pour créer un centre ALMA.
2) Régionalisation.
La proximité est
nécessaire, en particulier pour le travail d’analyse et de conseil. Mais la
coopération intra- régionale des centres ALMA est également indispensable à
développer : complémentarité des compétences d’experts, formations,
couverture horaire de l’écoute, études.
v ALMA et ARS. Une rencontre entre ALMA locaux, ALMA
France et ARS serait nécessaire
dans chaque région pour adapter et faire connaître le dispositif régional de lutte contre les
maltraitances. Cela pourrait aboutir au cours des 24 mois à venir à des Colloques Régionaux à thème chaque fois spécifique, réunissant tous
les acteurs publics, associatifs et privés, et le public.
L’intérêt
de tels colloques régionaux serait de :
- améliorer le niveau
des connaissances
- réunir tous les
acteurs avec les publics concernés
- de matérialiser les
coopérations
- de faire prendre conscience du problème
(prévention)
- de recruter des
bénévoles
- d’augmenter le
nombre de cas traités (meilleure information)
3) Cas particuliers
Certaine régions ont
des carences particulières :
Limousin : absence totale de centre
ALMA
Centre : présence ALMA dans un seul
département (18) et en cours de
création dans un autre (36), un service du CG dans le 37.
Ile de France :
présence d’association ALMA dans le 75, d’associations apparentées ALMA dans le
78 et 92, rien ailleurs. Demande de formations du 94.
Corse : Corse du
Sud traitée par le 13.
A noter : en
cours de création dans les TOM
Mayotte et St Pierre Miquelon
Pour des raisons de
fuseaux horaires, les centres ALMA des DOM (Guadeloupe, Martinique, Réunion) ne
sont accessibles que par leur N° locaux et pas par le N° national.
v ALMA et ARS.
Modalités à prévoir avec les ARS de ces régions (Centre, Ile de France,
Limousin)
IV.
Développement des connaissances et des
pratiques
1) Conseil Scientifique et d’Ethique
ALMA dispose d’une
commission d’Ethique qui va
s’élargir en un conseil scientifique et Ethique avec des experts extérieurs.
2) Etudes et groupes de travail
ALMA Dispose de
groupes de travail sur les thèmes suivant : handicap psychique, handicap
mental, handicap auditif, maladie d’Alzheimer, Bonnes Pratiques des
sensibilisations et formations, Ethique et Bonnes Pratiques de l’écoute,
analyse, conseil et suivi.
v ALMA et ARS
Certaines ARS pourraient s’intéresser
à parrainer les travaux de certains groupes de travail
3) Bonnes pratiques
Il existe des risques
et même des exemples de dangereuses dérives de l’écoute et de la formation dans ces domaines sensibles. ALMA a
donc entrepris la préparation d’un guide de bonnes pratiques dans ces domaines, à valider par d’autres
organismes ensuite.
V.
Difficultés d’ALMA
1) Logiciel :
Inadapté. Le logiciel de recueil des données est
celui de l’AFBAH, devenue HABEO. Il y a eu de grandes difficultés
d’utilisation. Il doit subir des modifications de façon imminente
2) Recueil régional des données :
il devrait être possible après amélioration du
logiciel
3) Financières :
la subvention de la DGCS
est de 560 euros par mois pour
chaque centre départemental ALMA traitant à la fois les maltraitances envers
les aînés et envers les personnes en situation de handicap. Cela rend les
centres dépendants de l’intérêt des pouvoirs locaux pour leur fonctionnement.
La participation des centres à des projets locaux peut aussi être aidée.
v ALMA et ARS : la participation des
centres ALMA locaux à des projets,
comme en cours avec la Wallonie sur un projet transfrontalier peut apporter des soutiens
4) Bénévolat :
En fait le principal besoin est
d’assurer le renouvellement progressif et l’élargissement des équipes de
bénévoles. Ce renouvellement est en grande part fonction des actions de communication. ALMA participe dans ce
but à l’année européenne du bénévolat.
5) Coordination :
La présence d’une
coordinatrice salariée – au besoin à temps partiel- s’avère nécessaire au bon
fonctionnement de chaque centre : tâches administratives, saisie des
données, coordination des réunions de travail, des actions de formation, etc.
Les finances des centres locaux ne permettent ce financement que dans une
minorité de départements. A défaut une coordinatrice régionale pourrait y
suppléer et remplir ces tâches au niveau régional, en bénéficiant d’un
financement adapté.
v
ALMA
et ARS :
L’appui de l’ARS à la coordination
régionale des centres d’écoute, conseil et suivi des maltraitances
faciliterait grandement
leur fonctionnement et serait une reconnaissance.
Robert
Moulias
Pierre
Delaunay
Président d’ALMA
France
Secrétaire Général d’ALMA France
28 Février 2011
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