ALMA 76
BP 10126
76303 SOTTEVILLE lès ROUEN Cedex
ass_alma76@yahoo.fr
http://perso.orange.fr/sgn/alma76.htm
8/03/09
Rapport moral
Le dispositif national
Au plan national, l’année 2008 à été décisive pour la lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées et handicapées avec la mise à disposition du public et des professionnels du 3977 du lundi au vendredi de 9 h à 19 h. Le ministère, par voie conventionnelle, missionne l’association AFBAH qui gère la première écoute, el le réseau ALMA France qui traite et suit les signalements dans les départements. Cinq coordinateurs nationaux sont financés en vue d’assurer la coordination et le développement du réseau., dont Annia Feret qui voit son statut d’emploi aidé pour ALMA 76 se transformer en emploi salarié pour le compte d’ALMA France
La situation régionale
Le ministère demande en outre au réseau ALMA de promouvoir la création de centres d’écoute dans les départements non pourvus. En raison de son expérience, il est demandé à ALMA 76 de prendre en charge les signalements en provenance de l’Oise et de la Somme. En respect des recommandations éthiques d’ALMA, le traitement de ces signalements à permis de prendre des contacts avec les milieux institutionnels de ces 2 départements. Au final, et dans les premiers mois de l’année 2009, le département de l’Oise a signé une convention avec ALMA France pour une ouverture très prochaine de son centre d’écoute, Des contacts similaires sont pris avec le département de la Somme qui nous a rendu visite le 8 avril dernier pour s’inspirer de nos pratiques.
L’activité
Les signalements
La mise en œuvre du dispositif, en libérant la parole des victimes et des témoins, à créé un formidable choc dans l’opinion, bousculant les pronostics des experts qui prévoyaient 6000 appels alors qu’il y en à eu le double, et suscitant dans tous les milieux (presse, institution, politique,, juridique) des fortes réactions, allant de l’étonnement à la colère. Les tabous sont en train de disparaître, et tout se passe comme si une maladie nouvelle était apparue dans le paysage médico-psycho-social dont l’origine est à rechercher dans la violence contenue de la société ou des individus.
Pour le département, xxx ont été enregistrés auxquels il faut ajouter les xxx de l’Oise et les xxx de la Somme. Mais au delà des chiffres, c’est la gravité des situations qui sont révélées
Qq situations
Les bénévoles
On ne dira jamais assez combien la présence des bénévoles a été précieuse et utile, et combien le recrutement, que nous suscitons au travers de l’action de France Bénévolat, reste une nécessité. Certains sont présents depuis 5 ans,. Formés initialement, ils assurent 3 demi-journées de permanence, et s’associent lors de séances supplémentaires aux référents afin de délivrer le meilleur conseil qui convient à la situation.
La formation
Elle est apparue dans le discours du ministre lors d’une conférence de presse en Novembre 2008 comme fondamentale. Comment ne pas s’associer à cette exigence. Nous répondons de notre mieux en offrant des modules de sensibilisation et de formation pour les personnels qui sont appelés chaque jour au service des personnes âgée. Une maquette pédagogique est disponible, et l’année 2009 verra, avec l’aide d’une subvention d’une caisse de retraite, le développement de l’offre. Sans attendre, de nombreux étudiants, de différentes disciplines, se lancent dans la rédaction de mémoire, ou demandent à faire des stages orientés sur la maltraitance. C’est surement le signe tangible de la réactivité de la société qui, avec ses jeunes, veut faire disparaître cette indignité.
La coordination
Dans les années précédentes, on a pu voir l’incidence de l’arrivée de la coordinatrice sur la gestion de l’association et le nombre de signalements enregistrés, traduisant le crédit dont bénéficie l’association auprès des professionnels et des victimes..
L’année 2008 donne le même exemple en creux. En effet, Annia Feret, coordinatrice d’ALMA 76, s’est vue proposer, avant la fin de son contrat temporaire, un poste de coordinatrice à ALMA France, et n’a plus fourni pour ALMA 76 à partir de février 2008 qu’un 1/5 de son temps, juste au moment où se sont multipliés les signalements. Très vite, le bureau de l’association s’est mobilisé pour trouver un système de remplacement (réunion de bureau du 2 Avril 2008)..En l’absence de financement, l’association s’est trouvée dans l’impossibilité de pérenniser l’emploi. Suivant des suggestions qui se sont révélées impropres, la recherche d’un emploi aidé s’est sanctionnée deux fois par un échec. Aujourd’hui, c’est encore sur un emploi aidé que va se fonder la coordination, et pour faire face aux exigences de gestion de toutes sortes, c’est sur le bénévolat que devra compter l’association pour répondre aux nombreuses exigences que sont la gestion comptable, la gestion du contenu et des demandes de formation, la gestion des données informatisées destinées à une analyse pertinente de portée nationale.
Quelle entreprise aurait résisté à la conjonction d’une réduction d’effectif et d’un triplement de l’activité ? Les bénévoles l’ont fait, en priorisant la réponse aux demandes exprimées dans les signalements, par l’élaboration de conseils adaptés et l’organisation de sessions spéciales de suivi systématique à distance. Les solutions qui ont été trouvées, parfois au prix de relances acharnées auprès des institutionnels pour qu’un terme soit mis aux violences, et les témoignages de satisfaction quelquefois enregistrés, constituent le moteur qui anime encore aujourd’hui l’équipe. Mais il faut en même temps dire que faute de moyens humains, des secteurs ont été négligés, et des erreurs de gestion, comme l’oubli d’une demande de subvention, ont été commises.
Les expériences vécues durant ces dernières années, positive avec une coordination efficace et intelligente, puis négative lorsque le déficit a entraîné des dégâts, montre s’il en était encore besoin, l’impérieuse nécessité de trouver les solutions pour pérenniser un emploi salarié permettant de faire face au défi.
La prise en compte des personnes handicapées
La prise en compte des personnes handicapées fait partie du dispositif national mis en œuvre. L’association s’y est soumise, a proposé lors de notre dernière AG une modification de ses statuts, et de la composition du CA, a suscité des contacts avec les associations spécifiques et kes responsables institutionnels. Cette réponse traduisant l’engagement de l’association semble avoir trouvé dun écho favorable. Reste à organiser l’écoute et le suivi des signalements, la formation des écoutants dans un domaine notoirement différent de celui des personnes âgées. Un comité technique de pilotage était prévu en Novembre. Il n’a pas pu se tenir en raison de l’absence d’un poste salarié garantissant une pour qu’une prise en compte efficace et pertinente se mette en place. La question reste donc d’actualité, et l’engagement reste intact en vue de collaborer utilement à l’ouverture de ce chantier.
Les perspectives
Conformément aux objectifs formulés au niveau d’ALMA France, la Haute Normandie pourrait s’orienter vers une régionalisation de l’activité, en rapprochant les deux centres d’écoute ALMA 27 et ALMA 76. En concertation, et sans nuire à l’identité de chacune des associations, des mises en commun sont envisagées (pratiques, formation interne et externe, gestion informatisée des données, analyse, poste salarié de coordination) et prolongeraient des contacts réguliers et cordiaux déjà établis. Les contacts déjà pris avec les collectivités territoriales de l’Eure et de la Seine Maritime ont reçu un accueil favorable. Le projet est en cours d’étude.
La pratique de mise à disposition de responsables institutionnels (administration, médico-social) doit être développée. Elle est déjà pratiquée (un CCAS, un établissement de soin, le service social d’une grande institution de service public). L’échange de culture profite aux deux parties, dans un processus gagnant-gagnant et satisfait les partenaires. Le conventionnement est très cadré et respecte l’éthique des partenaires engagés. Le projet est à approfondir.
Enfin, pour lutter contre la parcellisation des signalements qui atterrissent dans de nombreuses institutions,, et en vue de mieux analyser, comprendre voire corriger les processus de violence qui émergent avec une intensité que personne ne soupçonnait dans ce segment de la population, les données pourraient regroupées au sein d’un observatoire départemental ou régional. Les perspectives démographiques et la morbidité liée au vieillissement doivent encourager cette recherche.. Des expériences existent (Basse Normandie, Nord Pas de Calais, ORS Hte Normandie) . dans lesquelles les ARH sont engagées.
Les enjeux sont de taille, mais des résultats encourageants nous incitent à poursuivre. Les victimes prennent la parole : écoutons les attentivement.
Ecoute et prévention des maltraitances faites aux personnes âgées et/ou handicapées
Association loi de 1901 déclarée en Préfecture le 16 Janvier 2003 sous le n° 0763019101,
modifiée le 29 Septembre 2008 sous le n° W763000816
Accueil “public” le mardi matin et après midi et le jeudi matin : 0 820 820 911
Accueil “pro” du lundi au vendredi : 02 35 63 27 34/06 21 44 05 35
n° SIRET : 452 481 658 00014 Code APE 8899B
BP 10126
76303 SOTTEVILLE lès ROUEN Cedex
ass_alma76@yahoo.fr
http://perso.orange.fr/sgn/alma76.htm
8/03/09
Rapport moral
Le dispositif national
Au plan national, l’année 2008 à été décisive pour la lutte contre les maltraitances envers les personnes âgées et handicapées avec la mise à disposition du public et des professionnels du 3977 du lundi au vendredi de 9 h à 19 h. Le ministère, par voie conventionnelle, missionne l’association AFBAH qui gère la première écoute, el le réseau ALMA France qui traite et suit les signalements dans les départements. Cinq coordinateurs nationaux sont financés en vue d’assurer la coordination et le développement du réseau., dont Annia Feret qui voit son statut d’emploi aidé pour ALMA 76 se transformer en emploi salarié pour le compte d’ALMA France
La situation régionale
Le ministère demande en outre au réseau ALMA de promouvoir la création de centres d’écoute dans les départements non pourvus. En raison de son expérience, il est demandé à ALMA 76 de prendre en charge les signalements en provenance de l’Oise et de la Somme. En respect des recommandations éthiques d’ALMA, le traitement de ces signalements à permis de prendre des contacts avec les milieux institutionnels de ces 2 départements. Au final, et dans les premiers mois de l’année 2009, le département de l’Oise a signé une convention avec ALMA France pour une ouverture très prochaine de son centre d’écoute, Des contacts similaires sont pris avec le département de la Somme qui nous a rendu visite le 8 avril dernier pour s’inspirer de nos pratiques.
L’activité
Les signalements
La mise en œuvre du dispositif, en libérant la parole des victimes et des témoins, à créé un formidable choc dans l’opinion, bousculant les pronostics des experts qui prévoyaient 6000 appels alors qu’il y en à eu le double, et suscitant dans tous les milieux (presse, institution, politique,, juridique) des fortes réactions, allant de l’étonnement à la colère. Les tabous sont en train de disparaître, et tout se passe comme si une maladie nouvelle était apparue dans le paysage médico-psycho-social dont l’origine est à rechercher dans la violence contenue de la société ou des individus.
Pour le département, xxx ont été enregistrés auxquels il faut ajouter les xxx de l’Oise et les xxx de la Somme. Mais au delà des chiffres, c’est la gravité des situations qui sont révélées
Qq situations
Les bénévoles
On ne dira jamais assez combien la présence des bénévoles a été précieuse et utile, et combien le recrutement, que nous suscitons au travers de l’action de France Bénévolat, reste une nécessité. Certains sont présents depuis 5 ans,. Formés initialement, ils assurent 3 demi-journées de permanence, et s’associent lors de séances supplémentaires aux référents afin de délivrer le meilleur conseil qui convient à la situation.
La formation
Elle est apparue dans le discours du ministre lors d’une conférence de presse en Novembre 2008 comme fondamentale. Comment ne pas s’associer à cette exigence. Nous répondons de notre mieux en offrant des modules de sensibilisation et de formation pour les personnels qui sont appelés chaque jour au service des personnes âgée. Une maquette pédagogique est disponible, et l’année 2009 verra, avec l’aide d’une subvention d’une caisse de retraite, le développement de l’offre. Sans attendre, de nombreux étudiants, de différentes disciplines, se lancent dans la rédaction de mémoire, ou demandent à faire des stages orientés sur la maltraitance. C’est surement le signe tangible de la réactivité de la société qui, avec ses jeunes, veut faire disparaître cette indignité.
La coordination
Dans les années précédentes, on a pu voir l’incidence de l’arrivée de la coordinatrice sur la gestion de l’association et le nombre de signalements enregistrés, traduisant le crédit dont bénéficie l’association auprès des professionnels et des victimes..
L’année 2008 donne le même exemple en creux. En effet, Annia Feret, coordinatrice d’ALMA 76, s’est vue proposer, avant la fin de son contrat temporaire, un poste de coordinatrice à ALMA France, et n’a plus fourni pour ALMA 76 à partir de février 2008 qu’un 1/5 de son temps, juste au moment où se sont multipliés les signalements. Très vite, le bureau de l’association s’est mobilisé pour trouver un système de remplacement (réunion de bureau du 2 Avril 2008)..En l’absence de financement, l’association s’est trouvée dans l’impossibilité de pérenniser l’emploi. Suivant des suggestions qui se sont révélées impropres, la recherche d’un emploi aidé s’est sanctionnée deux fois par un échec. Aujourd’hui, c’est encore sur un emploi aidé que va se fonder la coordination, et pour faire face aux exigences de gestion de toutes sortes, c’est sur le bénévolat que devra compter l’association pour répondre aux nombreuses exigences que sont la gestion comptable, la gestion du contenu et des demandes de formation, la gestion des données informatisées destinées à une analyse pertinente de portée nationale.
Quelle entreprise aurait résisté à la conjonction d’une réduction d’effectif et d’un triplement de l’activité ? Les bénévoles l’ont fait, en priorisant la réponse aux demandes exprimées dans les signalements, par l’élaboration de conseils adaptés et l’organisation de sessions spéciales de suivi systématique à distance. Les solutions qui ont été trouvées, parfois au prix de relances acharnées auprès des institutionnels pour qu’un terme soit mis aux violences, et les témoignages de satisfaction quelquefois enregistrés, constituent le moteur qui anime encore aujourd’hui l’équipe. Mais il faut en même temps dire que faute de moyens humains, des secteurs ont été négligés, et des erreurs de gestion, comme l’oubli d’une demande de subvention, ont été commises.
Les expériences vécues durant ces dernières années, positive avec une coordination efficace et intelligente, puis négative lorsque le déficit a entraîné des dégâts, montre s’il en était encore besoin, l’impérieuse nécessité de trouver les solutions pour pérenniser un emploi salarié permettant de faire face au défi.
La prise en compte des personnes handicapées
La prise en compte des personnes handicapées fait partie du dispositif national mis en œuvre. L’association s’y est soumise, a proposé lors de notre dernière AG une modification de ses statuts, et de la composition du CA, a suscité des contacts avec les associations spécifiques et kes responsables institutionnels. Cette réponse traduisant l’engagement de l’association semble avoir trouvé dun écho favorable. Reste à organiser l’écoute et le suivi des signalements, la formation des écoutants dans un domaine notoirement différent de celui des personnes âgées. Un comité technique de pilotage était prévu en Novembre. Il n’a pas pu se tenir en raison de l’absence d’un poste salarié garantissant une pour qu’une prise en compte efficace et pertinente se mette en place. La question reste donc d’actualité, et l’engagement reste intact en vue de collaborer utilement à l’ouverture de ce chantier.
Les perspectives
Conformément aux objectifs formulés au niveau d’ALMA France, la Haute Normandie pourrait s’orienter vers une régionalisation de l’activité, en rapprochant les deux centres d’écoute ALMA 27 et ALMA 76. En concertation, et sans nuire à l’identité de chacune des associations, des mises en commun sont envisagées (pratiques, formation interne et externe, gestion informatisée des données, analyse, poste salarié de coordination) et prolongeraient des contacts réguliers et cordiaux déjà établis. Les contacts déjà pris avec les collectivités territoriales de l’Eure et de la Seine Maritime ont reçu un accueil favorable. Le projet est en cours d’étude.
La pratique de mise à disposition de responsables institutionnels (administration, médico-social) doit être développée. Elle est déjà pratiquée (un CCAS, un établissement de soin, le service social d’une grande institution de service public). L’échange de culture profite aux deux parties, dans un processus gagnant-gagnant et satisfait les partenaires. Le conventionnement est très cadré et respecte l’éthique des partenaires engagés. Le projet est à approfondir.
Enfin, pour lutter contre la parcellisation des signalements qui atterrissent dans de nombreuses institutions,, et en vue de mieux analyser, comprendre voire corriger les processus de violence qui émergent avec une intensité que personne ne soupçonnait dans ce segment de la population, les données pourraient regroupées au sein d’un observatoire départemental ou régional. Les perspectives démographiques et la morbidité liée au vieillissement doivent encourager cette recherche.. Des expériences existent (Basse Normandie, Nord Pas de Calais, ORS Hte Normandie) . dans lesquelles les ARH sont engagées.
Les enjeux sont de taille, mais des résultats encourageants nous incitent à poursuivre. Les victimes prennent la parole : écoutons les attentivement.
Ecoute et prévention des maltraitances faites aux personnes âgées et/ou handicapées
Association loi de 1901 déclarée en Préfecture le 16 Janvier 2003 sous le n° 0763019101,
modifiée le 29 Septembre 2008 sous le n° W763000816
Accueil “public” le mardi matin et après midi et le jeudi matin : 0 820 820 911
Accueil “pro” du lundi au vendredi : 02 35 63 27 34/06 21 44 05 35
n° SIRET : 452 481 658 00014 Code APE 8899B
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